Visée générale : Prendre conscience des mécanismes qui alimentent et amplifient la violence pour apprendre à la refuser, la
combattre et la canaliser positivement.
Points d’attention :
- L’enseignant saura s’approprier l’un ou l’autre protocole de résolution de conflits afin de le transmettre aux élèves.
- Cette trajectoire offre l’occasion d’identifier les comportements “adolescentriques” pouvant entraîner des violences (séduction, excès, conduites à risque, mimétisme, homophobie, repli sur soi, harcèlement, etc.)
- Se donner les moyens de maitriser le langage élaboré par Marshall B. Rosenberg, Jacques Salomé, le Mouvement pour une
alternative non-violente (MAN), etc.
Compétences spécifiques à privilégier :
- Reconnaître les situations qui peuvent mener à des comportements conflictuels
- Mesurer les conséquences d’un acte violent
- Établir un itinéraire, étape par étape, vers une possible réconciliation
Renvoi au Socle Commun (CCC)
Domaine 3 : La formation de la personne et du citoyen
… Ce domaine fait appel à l’apprentissage et à l’expérience des principes qui garantissent la liberté de tous, comme la liberté de
conscience et d’expression, la tolérance réciproque, l’égalité, notamment entre les hommes et les femmes, le refus des
discriminations, l’affirmation de la capacité à juger et agir par soi-même…
L’élève est capable aussi de faire preuve d’empathie et de bienveillance…
Exemples de pratiques en classe :
1/ Identifier les comportements violents dans le collège. Les analyser avec une grille de lecture, afin de comprendre les mécanismes de la spirale de la violence.
À partir d’une situation de violence vécue, exprimer son ressenti, le confronter et réfléchir à sa résolution de manière non-violente.
Illustrer la non-violence par la découverte de textes de diverses religions.
2/ Aborder, via un reportage, un exemple de médiation par les pairs dans la cour de récréation du collège. Déterminer, au fil de
cette expérience, les phases progressives d’un protocole de résolution des conflits.
3/ Développer la maitrise, par différentes études de cas, des 4 étapes incontournables de la communication non-violente :
l’observation fine, la capacité de nommer les sentiments, l’expression des besoins profonds et la formulation de la demande.
Concrètement, l’enseignant relate sommairement une situation et les élèves imaginent la scène conduisant les protagonistes à
éviter la spirale de la violence.