Visée générale : Étudier le contexte historique d’un livre de l’Ancien Testament, sa symbolique, son rôle dans l’histoire du peuple juif. Repérer de quelle manière il est réinterprété dans le Nouveau Testament.
Points d’attention :
- L’occasion de faire découvrir aux élèves les livres les plus discrets de l’Ancien Testament.
- L’approche de textes sacrés, notamment bibliques, figure à la liste des compétences du Socle Commun (CCC).
- L’Ancien Testament est présenté comme une collection de textes rédigés et remaniés en divers lieux et diverses époques. L’ensemble témoigne de la quête spirituelle d’un peuple bousculé par l’histoire.
Compétences spécifiques à privilégier :
- Replacer un livre de l’Ancien Testament dans son contexte historique
- Repérer des passages de l’Ancien Testament dans la bouche de Jésus selon les Évangiles
- Décoder la dimension symbolique d’un récit fabuleux de l’Ancien Testament
Renvoi au Socle Commun (CCC)
Domaine 5 : Les représentations du monde et l’activité humaine
… L’élève s’approprie, de façon directe ou indirecte, (…) des œuvres littéraires et artistiques appartenant au patrimoine national et mondial…
Exemples de pratiques en classe :
1/ Dans les Livres des Rois, le prophète Élie (1 R 17 – 2 R 2) vient bousculer les puissants du royaume d’Israël alors que leur
prospérité s’installe en écrasant les plus pauvres. Trois aspects pourraient être développés : a) Le contexte historique de la Bible et la distinction entre ce qui est de l’ordre de l’histoire et ce qui est de l’ordre de la tradition. Avec David, Salomon, puis Achab les
traces historiques deviennent incontestables. b) Le prophétisme biblique qu’inaugure Élie considéré comme le premier des
prophètes. Qu’est-ce qu’un prophète ? Que dit-il de Dieu ? Quelles sont ses colères, sa souffrance, son espérance ? c) Le passage
d’Élie au désert. La nécessaire distance lorsque plus rien ne fonctionne, lorsque l’échec l’emporte, lorsque la mort apparaît pour Élie comme la seule porte de sortie. Comment se reconstruire dans le silence de son cœur, dans les retrouvailles avec son corps, dans la prière avec son Dieu ?
2/ Comme dans la tradition juive de la fête de Pourim, les élèves, par équipe et avec force déguisements (une nécessité) racontent l’histoire d’Esther (écrit en grec, il s’agit d’un des derniers livres de la Bible) à leur manière mais avec un objectif précis : celui de faire rire les spectateurs. L’évaluation s’effectue à l’applaudimètre. La maîtrise de ce conte biblique par les élèves est un préalable. La force symbolique du message qui parcourt cette aventure traverse également les générations. L’intolérance religieuse (pour
mémoire : Esther de Jean Racine) est au centre de la démarche.
3/ L’histoire d’amour de Sarra et Tobie (dans le Livre de Tobit). L’histoire classique de deux familles juives exilées dans ce qui est
aujourd’hui l’Iran et l’Irak. L’histoire de la fidélité malgré tout. Un livre (un des derniers de l’Ancien Testament rédigé deux siècles
avant notre ère) à découvrir comme un roman permettant d’approcher des personnages attachants et originaux qui nous livrent, à leur manière, certains secrets du bonheur : l’amour, la fidélité, le désir, la rencontre, la confiance, la ténacité, le don de soi, la foi…